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Cécile en septembre 2013 #21


Que l'été fut bon !


Cécile septembre 2013


Cher lecteur,

Ce mois je profite d’une nuit sans sommeil pour te rejoindre.

Ne pense surtout pas que manque de sommeil = mal être, ce n’est pas le cas. Peut-être ne pouvais-je tout simplement pas m’endormir sans avoir déposé sur cette feuille, toute la joie que j’ai à te retrouver chaque mois.

Que c’est bon de se sentir reliée à tant de lecteurs, amis ou pas, connus ou non. Sur cette route sinueuse je ne suis pas seule et vous êtes les lumières qui éclairent mon chemin, le carburant qui fait fonctionner le moteur.


Après un bon été, je vis un mois de septembre plus animé médicalement parlant. Après 6 mois de pause de chimio et quelques tracas d’hémorragie due aux varices œsophagiennes, le bilan a confirmé une reprise du cancer d’environ 25%. Mauvaise nouvelle pour moi, je n’avais vraiment pas envie de me remettre au rythme d’une malade en cure de chimio… mais avais-je le choix ? Bonne nouvelle, je suis quand même plus tonique qu’avant l’été, et j’ai espéré vivre cette cure moins fatiguée, ce qui est le cas… chouette !

Mon médecin n’est pas surpris par cette reprise du cancer puisque, pour elle, son activité ne s’éteindra jamais, tout au plus, peut-il vivre au ralenti quelques mois. Je porte d’autres espoirs que certains appelleront « illusions », et alors ? Avec beaucoup de gentillesse, elle a quand même ajouté : « mais je suis jeune, je n’ai pas l’expérience de tout ». Merci Docteur, vous m’avez aidé à lâcher ma colère. Après avoir dessiné un mur devant moi, vous y avez ajouté une fenêtre, ouf je respire mieux !


Me voilà donc avec une reprise de chimio, par cachets, les mêmes cures que la dernière fois. Pour mémoire, 2 semaines de médicaments dont 5 jours d’une molécule lourde à digérer. Lourde veut dire : prendre de la prémédication pour diminuer les effets nausées, rester tranquille au moins jusque 16h et ensuite petite marche dans le quartier afin de prendre l’air et activer toutes mes cellules saines.


A ce jour, mon chemin sera d’associer encore plus consciemment la médecine de la maladie : soigner le cancer, à la médecine de la santé : Féliciter, honorer et activer joyeusement toutes les cellules saines afin qu’elles reprennent du terrain et qu’elles arrivent à évincer les cellules abîmées.

Dans le même temps, m’abandonner encore plus dans le génie du corps, et du corps en relation. Ouvrir tous mes capteurs afin que d’autres possibles, en moi, prennent la relève. Ne pas être dans une question de vie ou de mort mais d’instant présent, grand challenge ! Vous savez tous que pour en arriver là, il m’a fallu oser un cheminement qui n’est pas fini, du temps, de l’amour, et surtout un ensemble de petits miracles.


En août je vous avais parlé de mon projet de pèlerinage à Medjugorje. Ce fut une belle semaine… je suis partie avec quatre amis, des anges gardiens bien palpables, et nous avons intégré un groupe de quarante pèlerins. Dans la partie spiritualité du blog, je vous raconte plus en détails cette semaine mais je ne résiste pas à l’envie de vous évoquer l’ambiance des messes. Nous pouvions être trois, quatre et même cinq mille personnes à une célébration de trois heures et y palper une grande qualité de silence, une telle intensité dans le recueillement que le temps avait peu d’emprise sur nous. Là bas, tout le monde est tranquille et je suis moi même revenue tranquille (un des petits miracles dont je parle plus haut). J’avance un pas à la fois et de préférence avec le sourire. Je quitte un peu le grand huit pour un manège plus soft.


J’allais à Medjugorje (Bosnie Herzégovine) pour vous remercier tous de votre soutien, ce que je n’ai pas manqué de faire auprès de la Vierge Marie. J’y ai aussi, finalement, demandé le sacrement des malades (cf partie spiritualité). Quelle aventure ! Je suis passée du « oh non pas moi, je ne suis certainement pas assez malade pour cela » au « bon d’accord, pourquoi pas, abandon au Souffle de Vie, au Divin »Je ne sais pas quelle sera ma vie mais après tout, est-ce si grave ? Si j’accepte de vivre je finirai bien par savoir où je suis partie et surtout vers où je suis attendue.

La vraie question étant : est-ce que j’accepte de vivre ?

Et vous ?


Enfin, j’ai appris la différence entre la « Gratitude » et le « Rendre Grâce » et depuis je n’ai qu’une envie, c’est Rendre Grâce pour vous tous et nous rendre à la Grâce tous ensemble.


Je vous embrasse,

Cécile

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