• Cécile

Cécile en septembre 2012 #10

"A vous tous... connus ou inconnus... A toi qui me lis...


Voici mes mots qui prennent le pas sur mes maux.

Mes mots qui te disent merci, je vais tellement mieux.

Même si... le bilan de novembre en dira plus, autrement.


Voici des phrases qui me racontent dans ce parcours santé.

Quelques émotions qui m'habitent.


Puis-je aussi te demander de prendre bien soin de toi ?...


Alors, reçois en même temps que cette pétition pour l'amour, toute ma tendresse.

Cécile"




Il était doux de me réveiller, ce matin, en sachant que j’allais venir à votre rencontre.

En effet, plusieurs parmi vous m’ont dit qu’ils attendaient cette news de septembre… « Comment vas tu Cécile ? A quand Cécile en septembre ? »

Cette douce demande me procure de la Joie : sachant que vous m’attendez je me sens vivante.


Se sentir vivante… Avez vous déjà, éprouvé cela ? Prenez le temps…

N’attendons pas de frôler la mort pour vibrer la vie.

J’aimerais citer un vieil homme dont je ne retrouve pas le nom, « La maladie ne donne pas le sentiment de la mort, c’est quelque chose qui aiguise le sentiment de la vie. Cette traversée donne une vision de la vie, la diversité de sa puissance, toute sa beauté. »

Vivre est, en soi, un miracle.


Vous l’avez deviné, je vais bien. Ces deux mois au soleil, entourée d’amour, m’ont fait le plus grand bien. Pour la première fois mes résultats sanguins post cure étaient meilleurs qu’avant la cure… Magique !

Cependant, les premiers jours du retour dans le nord furent difficiles. Me reposer en Corse m’avait procuré un air de vacances, revenir chez les cht’i m’a donné l’impression de retomber dans la maladie, a bousculé mon moral, comme si j’entamais une marche arrière. « Bizarrement » la cure de septembre fut plus difficile à digérer.

Tout mon être s’est braqué, mon estomac, ma confiance en moi et en l’autre, mais j’ai 52 ans, je suis une grande, alors je me raisonne…


Puis, j’ai rencontré Tom, 5 ans… Il absorbe aussi des cachets, il a aussi une infirmière qui le pique, il a perdu ses cheveux. Il m’a demandé « tu pleures quand on te pique ? »… J’ai contenu mon émotion, mis quelques secondes à lui répondre : « quand c’est difficile, je pense à autre chose, je m’imagine dans un endroit que j’aime bien ». Excuse moi Tom, je n’ai pas été tout à fait sincère avec toi… j’aurai du commencer par : « oui, je pleure mais quand je suis seule. Le plus souvent, je n’ose pas quand il y a des grands à côté de moi ».

Merci Tom pour la leçon de vie que tu me donnes.


Des enseignements j’en reçois souvent. De toutes parts. J’ai une telle soif de vivre, de guérir au plus vite que dès que je piste une bonne idée, je la mets en pratique.

Un exemple : cet été, j’ai relu un article sur la douleur post opératoire. Son auteur y explique que si le cerveau enregistre cette douleur celle-ci peut devenir chronique.

Il n’y avait qu’un pas à faire pour passer du « ne pas enregistrer la douleur » à « inscrire la santé » ! Alors, depuis, je me concentre sur tous les instants où je me sens « en santé ». Je les savoure. Je me réjouis aussi de constater que, par rapport à cet hiver, ces moments bénis sont nombreux. Oui, je veux que mon cerveau et mon corps enregistrent ma bonne santé et fassent le chemin pour y parvenir !


Au delà de la maladie encore en moi, la sensation de ma bonne santé est alimentée par un moral optimiste, une hygiène de vie draconienne, des soins qui font reculer le cancer.

Garder le moral, est ce possible à chaque instant? Je ne le crois pas.

Garder le moral c’est aussi écouter et entendre mes moments de blues et d’œuvrer pour qu’ils soient peu nombreux et de courte durée. Pour ce faire, il m’est utile d’en identifier les raisons.


Les raisons de mes blues ? Ressentir ma grande fatigabilité et être confrontée à mes limites, le manque de communication avec ma famille (c’est assez rare !), vous sentir loin de moi dans vos « prières » et vos soutiens (exceptionnel !…), regarder les infos (Eliot me les raconte, c’est suffisant), devoir sortir de ma grotte, ma ouate, plus d’une fois par jour, avoir de mauvais résultats sanguins, voir la fatigue sur le visage de ma doc…


Pas simple ni sans émotion d’assumer sa différence, sa solitude, son chemin mais je m’y attèle car j’ai une grande soif de vie, une jolie gourmandise de vous retrouver et de connaître mes petits enfants (!) dès que ma santé et mon chemin le permettront !


Petit à petit, je mesure par où je suis passée, par où je passe. Je vous l’ai déjà dit, rien n’est possible sans aide : famille, amis de la terre et du ciel, médecins, intervenants paramédicaux, rebouteux et autres psy… car dans les sables mouvants, sans les mains tendues, l’espoir est ténu. Malgré tout, aujourd’hui, je ressens toute la force que ce chemin me demande de déployer.

Je crois que vous êtes fiers de moi. Oserais-je moi-même l’écrire ?

Oui, je suis fière de moi !


Nous avons tous nos défis, soyez assuré que nous sommes tous capables de les relever. Trouvons notre route.


Cette pétition pour l’amour continue son parcours. Alors, quand vous allumez votre « bougie » afin d’envoyer de bonnes énergies ou prières à ceux qui en ont besoin, comme Tom et moi, n’oubliez jamais d’en profiter pour vous mettre dans la boucle afin d’en recevoir aussi…


Merci à vous de votre fidèle affection.

Recevez mon infinie tendresse, prenez soin de vous.

Cécile

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